Présentation du Danemark
Introduction
Les relations politiques franco-danoises sont anciennes, soutenues et confiantes. Les deux pays sont l’un pour l’autre des partenaires importants à la fois en tant qu’alliés et du fait de leur appartenance commune à l’Union européenne. Leurs analyses se rejoignent en outre sur de nombreux dossiers de politique internationale (maintien de la paix, intérêt pour des actions préventives en Afrique, primauté du droit international, environnement).
Les rencontres politiques bilatérales sont régulières. Le ministre danois des Affaires étrangères, M. Per Stig Møller, a été reçu à plusieurs occasions à Paris (février 2002, octobre 2003 et avril 2005). Le Premier ministre danois, M. Anders Fogh Rasmussen, a rencontré à trois reprises le Président de la République (la dernière fois à Paris, le 14 avril 2004). Mme Colonna, ministre déléguée aux Affaires européennes, s’est rendue à Copenhague le 29 septembre 2005, ainsi que Mme Lagarde, ministre déléguée au Commerce extérieur, le 19 juin 2006. La Reine Margrethe II se rend par ailleurs régulièrement à titre privé en France, le Prince consort Henrik étant d’origine française. Celui-ci s’est par ailleurs entretenu avec le ministre de la culture, M. Donnedieu de Vabres, le 15 novembre 2006 à Paris.
Histoire
Le Jutland et les îles danoises sont peuplées depuis plusieurs milliers d’années. L’unité du Danemark fut réalisée par Harald « à la dent bleue » (Harald Blåtand) vers 980. Jusqu’au XIe siècle, les Danois participaient aux expéditions vikings, colonisant, commerçant et pillant partout en Europe.
Le Danemark a longtemps tenu un rôle majeur en Europe du Nord. Le royaume contrôla, à un moment ou à un autre, l’Angleterre, la Suède, la Norvège, la mer Baltique et des territoires en Allemagne. La partie sud de la Suède moderne, appelée Scanie (Skåne), était une partie intégrante du Danemark jusqu'au traité de Roskilde en 1658. La concrétisation de cette puissance s'est traduite par l'Union scandinave scellée à Kalmar en 1397 qui réunit sous l'autorité de la reine Marguerite, le Danemark, la Suède et la Norvège. Si la Suède chercha rapidement à recouvrer son indépendance grâce à Gustave Vasa en 1523, notamment en mettant à profit le conflit entre la noblesse danoise et le roi Christian II, l’union avec la Norvège n'a été dissoute qu'en 1814 après la chute de Napoléon avec qui Frédéric VI avait choisi de s’allier.
Le mouvement nationaliste et libéral du Danemark est devenu puissant au XIXe siècle et, suite aux révolutions européennes de 1848, le Danemark est devenu une monarchie constitutionnelle en 1849.
Resté neutre pendant la Première Guerre mondiale, le Danemark a récupéré une grande partie du Schleswig-Holstein qu’il avait dû abandonner en 1864 à la Prusse et l'Autriche suite à la guerre des Duchés.
Le 9 avril 1940, l’Allemagne a envahi le Danemark, lui proposant en vain le protectorat, et le pays fut occupé pendant toute la Seconde Guerre mondiale, malgré les efforts de quelques résistants danois. Après la guerre, le Danemark renonça à sa neutralité et, suite à l’échec de l’instauration d’une union de défense scandinave, rejoignit l’OTAN. Son entrée au sein de l’Union européenne date de 1973.
Wikipédia
Donnée générale
Données géographiques
Nom officiel : Royaume de Danemark.

Deux territoires autonomes y sont associés, les îles Féroé (1.400 km2 et 48 000 hab) et le Groenland (2,175 millions m2 et 56.000 hab)

Superficie (hors Féroé et Groenland) : 43. 098 km²

Population : 5 447 084 hbts (dont une minorité allemande de 15 435 personnes)

Capitale : Copenhague

Villes principales : Århus, Odense, Ålborg

Langue officielle : danois

Monnaie :couronne danoise (DKK) - taux de change : 1 DKK= 0,13 euros

Fête nationale : 5 juin
Données démographiques

Croissance démographique : 0,34 %

Espérance de vie : 77,94 ans

Taux d’alphabétisation : 100 %

Religions : protestants luthériens (84,7 %), musulmans (3 %), catholiques (0,6 %)

Indice de développement humain(Classement ONU 2004) : 0,943 (15ème rang)
Données économiques

PIB (2006) : 215,3 milliards €
(France : 1744,2 milliards € en 2006)

PIB par habitant (2006) : 39 635 €
(France : 28 088 € en 2006 )

Taux de croissance (2006) : 3,3 %

Taux de chômage (2006) : 3,8 %

Taux d’inflation (2006) : 1,9 %

Solde budgétaire (2006) : 6 %

Balance commerciale (2006) : 6,7 milliard d’euros

Principaux clients : Allemagne, Suède, Royaume-Uni, Etats-Unis, Norvège (France 7ème)

Principaux fournisseurs : Allemagne, Suède, Royaume-Uni, Chine (France 7ème)
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB :
- agriculture : 2,7 %
- industrie : 25,3 %
- services : 72 %

Exportations de la France vers le Danemark (2006) : 2,855 milliards d’euros

Importations françaises du Danemark (2006) : 3, 05 milliards d’euros

Consulats généraux de France : néant

Communauté française au Danemark : 7000 personnes

Communauté danoise en France : 2300 personnes
Géographie
Bordé par la mer Baltique et la mer du Nord, le Danemark est situé au nord de l’Allemagne, au sud-ouest de la Suède et au sud de la Norvège. Le Danemark est constitué d’une péninsule, le Jutland (Jylland) et de 443 îles, dont 76 sont habitées. Les plus importantes sont l'île de Fionie (Fyn) et le Seeland (Sjælland). L’île de Bornholm est située à l’est du reste du pays dans la mer Baltique. Beaucoup d’îles sont reliées par des ponts ; le pont d'Øresund relie le Seeland avec la région de Scanie en Suède.
Le pays est relativement plat (les points les plus élevés sont Møllehøj, Yding Skovhøj et Ejer Bavnehøj, qui sont à 170,86; 170,77; et 170,35 mètres d’altitude). Le climat est tempéré avec des étés doux et des hivers frais. Les plus grandes villes sont Copenhague (sur l’île de Seeland), Aarhus (dans le Jutland), et Odense sur l'île de Fionie.
Source : Wikipédia
Liaisons avec la France
1250 km séparent Paris de Copenhague. Les compagnies Air-France et S.A.S. assurent un service régulier, avec plusieurs dessertes quotidiennes entre les deux capitales (durée : 1h40) et plusieurs villes de province. Des vols charter sont proposés toute l’année. Par la route, la durée du voyage est de un jour et demi (environ 16 heures).
Economie
Ces dernières années, le Danemark a connu un cycle de forte croissance qui fait de lui un des pays les plus riches d’Europe. Cette prospérité lui a permis de réduire l’endettement public, de connaître de forts excédents budgétaires et de ramener le chômage sous la barre des 4% en 2006. Cette réussite est attribuée au système danois de « flexsécurité », qui allie souplesse du marché du travail et système efficace d’insertion et de formation des demandeurs d’emploi. Après un ralentissement économique en 2003, la reprise, amorcée en 2004, s’est confirmée en 2005 et 2006 : croissance de 3,4 et 3,3%, chômage contenu (3,8%), excédent budgétaire (6% du PIB en 2006). Depuis mars 2006, et pour la première fois depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, le Danemark a entièrement résorbé sa dette extérieure. Très dépendant du commerce extérieur en raison de la taille de son propre marché, le pays tire une partie importante de sa croissance de ses exportations (32% de son PIB), concentrées sur certains produits (produits pharmaceutiques, biens d’équipements industriels, mais aussi pétrole et gaz naturel).
Le budget 2007 donne la priorité aux dépenses sociales, à la recherche et à l’éducation, à l’intégration des immigrés et aux personnes âgées.
Ministère des affaires étrangères et européennes
Politique
En 1849, le Danemark est devenu une monarchie constitutionnelle avec la ratification d’une nouvelle constitution. Le monarque est formellement le chef d'État, mais c’est une position plutôt symbolique. Le pouvoir exécutif est tenu par les ministres du cabinet ; le Premier ministre est le « premier d'entre ses pairs » (primus inter pares). Le pouvoir législatif est exercé par le parlement, connu en danois comme le Folketing qui comprend 179 membres (dont 175 représentent le Danemark métropolitain). Les tribunaux du Danemark sont indépendants du pouvoir législatif et exécutif (séparation des pouvoirs du type de Montesquieu). Les élections sont organisées tous les quatre ans, mais le Premier ministre peut décider d’appeler les électeurs aux urnes plus tôt, ce qui est presque systématique, le parti au pouvoir cherchant à profiter d'un moment favorable à sa reconduction. Tous les partis qui obtiennent au moins 2% des voix sont représentés au Folketing.
Depuis 1972, la reine du Danemark est Marguerite II de Danemark.Entre 2001 et 2005, le pays a été gouverné par Anders Fogh Rasmussen du parti Venstre (libéral) en coalition avec le parti conservateur et avec l’appui du parti populiste d’extrême droite. Sa politique repose sur le soutien aux États-Unis dans la guerre en Irak (530 soldats danois), l’arrêt de la hausse des impôts, une réduction de l’immigration par des conditions d’entrée draconiennes et le maintien des acquis sociaux de l'État-providence. Il a été reconduit en 2005 malgré une légère diminution en voix.
La politique extérieure du Danemark a, depuis la fin du XIXe siècle, consisté essentiellement en l'affirmation de sa neutralité, politique qui a permis aux Danois d'échapper à la Première Guerre mondiale. Mais l'invasion du pays par l'Allemagne nazie en 1940 a montré les limites de la neutralité et le pays a, depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, adopté pour sa politique extérieure une orientation très atlantiste.
Le gouvernement et le parlement sont par ailleurs en dialogue permanent avec les autres pays scandinaves dans le cadre du Conseil nordique.
Les principaux partis politiques danois, ainsi que leur score aux dernières élections nationales (parlementaires), sont listés dans le tableau ci-dessous. Au Danemark, chaque parti est désigné par une lettre de l'alphabet. Le gouvernement actuel (Anders Fogh Rasmussen III) est composé des partis libéral (V) et conservateur (C) avec 19 ministres: 12 pour V et 7 pour C). C'est un gouvernement minoritaire qui a le soutien de O (extrême-droite) et Y (centre-droit).
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Politique extérieure
En matière européenne, après le refus de ratifier le traité de Maastricht en 1992, le compromis d’Edimbourg a permis au Danemark de ne pas prendre part à la 3ème phase de l’UEM, à la politique de défense commune et au domaine Justice et affaires intérieures(JAI). Les Danois ont également refusé, par le référendum du 28 septembre 2000, la participation de leur pays à l’euro. A l’issue des deux référendums négatifs en France et aux Pays-Bas, le Premier ministre danois a annoncé le report du référendum sur le Traité constitutionnel, initialement prévu le 27 septembre 2005.
Le Danemark, qui entend renforcer sa position au sein de l’Union européenne, a exercé, lors du second semestre 2002, la présidence du Conseil. Il est parvenu, au Conseil européen de Copenhague, à réaliser son principal objectif : conclure les négociations d’adhésion avec dix pays et adresser des messages positifs aux trois autres candidats.
En dépit de sa dérogation en matière de défense, le Danemark adopte une attitude constructive dans l’élaboration de la politique européenne de sécurité et de défense. La solidité du lien transatlantique est en outre jugée essentielle pour le Danemark, membre fondateur de l’OTAN.
Le Danemark souhaite marquer sa volonté d’exercer une influence accrue, non seulement au niveau régional (rôle de puissance économique et politique au sein de la région baltique) et européen, mais aussi international. Membre non-permanent du Conseil de Sécurité pour le biennum 2005-2006, il est en effet très actif sur la scène internationale. Outre les Balkans (participation à la KFOR), son attention se porte sur l’aide au développement (avec un effort s’élevant, en 2006, à 0,81% de son PIB, il est le 5ème contributeur mondial en pourcentage du PIB) et les Nations-Unies (questions humanitaires, sociales, développement et maintien de la paix). Il est également à l’origine d’une initiative à destination des pays arabes. A la suite de l’affaire des caricatures du prophète Mahomet, publiées dans le journal danois Jyllands-Posten et qui ont suscité une vive polémique dans le monde musulman, le Danemark a entrepris de relancer son initiative à destination des pays musulmans et envisage de renforcer son réseau diplomatique dans certains de ces pays. Par ailleurs, conscient de l’influence économique grandissante de puissances émergentes telles que la Chine et l’Inde, le Danemark prévoit de renforcer ses ambassades et consulats dans ces deux pays ainsi qu’en Amérique latine.
Ministère des affaires étrangères et européennes